Antoine Piron-Meyr, dit Agni, né à Genève en 1937, donc avant la guerre 39-45, s'est trouvé imprégné d'une culture qui dans le ventre était celle de l'Europe centrale, mais tout à l'ouest, au balcon du lac léman qui regarde la France et le monde après-guerre,.

Ses parents l'ont envoyé durant toute sa jeunesse, donc déjà pendant la guerre à Shaffhouse et à Bâle,  au bord du Rhin, le Rhin des montagnes et le Rhin de la ligue hanséatique. Verticalement, sa première imprégnation a été celle du Rhin, puis pour la peinture murale celle de  l'Italie où il eut même une maison en Toscane. Il commença à peindre encore puber perdu dans un cabanon au bord d'un ruisseau, en pleine nature. Il dira : c'est sont horizontalité.

 

Après des études qui ne demandent pas de comentaire, il enseigna durant 30 ans tout en menant des projets inovant dans la question des arts plastiques et de leur insertion dans un monde en mutation. Plusieurs de ces projets sont toujours d'actualité. 

Pire: la prise en compte de la Révélation d'Arès les a aiguisé, donnant des indications précises pour un monde qui doit changer, clarifiant des questions autours desquelles nous avons rôdé si longtemps comme des loups.

Dans la culture, peu de chose nous aide ici. Antoine piron a donc décidé d'ausculter son savoir-faire d'artiste/artisan, soit la pratique de l'esquisse, qui est le "moment chaud de la création"(Diderot) et qu'il avait déjà valorisé par une exposition des artistes genevois intitulée "l'esquisse".

La question de l'esquisse sauve l'essentiel de ce qui est singulier, personnel, unique dans la création artistique. Mais pour qu'elle existe il

a fallu y lier question de l'environnement à celle du cadre au sens large, ce qui, pour ce projet, motive la conjonction entre la numestampe et sa circulation, donc d'abord au sein d'un petit groupe d'amateurs. 

Saubraz, le 20 février 2015